22 mai 2008

Chat perché

20 mai 2008

Rouge

Quand tu me caresses l’iris
Alors je pleure
Cette chaleur si lointaine

04 avril 2008

Citation #2

Ce gouvernement, je le caractérise d’un mot : la police partout, la justice nulle part.
[Victor Hugo]

Merde, qu'ajouter ? (cela dit, Hugo n'était visiblement pas très doué en maths)

Cavalcade

Les doigts cousus à l’oreille de ma princesse, je n’ai de cesse de relever mon orteil à la verticale. Je pars à l'escalade d'une cascade, le clairon sonnant la cavalcade et mes dix doigts qui te transpercent reviennent à moi plein de tendresse. L’onde vibrante ondule maladroitement dans l’atmosphère à des fréquences indéfinies, voire hors-champ des possibilités esgourdales. Je n’entends rien, ça me perturbe. Mes dents claquent, mes papilles sont mises en exergue, je te dévoile subrepticement. C’est pour mieux t’embrasser, mon enfant.

01 février 2008

Citation #1

Militaire : variété d'homme amoindri par le procédé de "l'uniforme" qui est une préparation à l'uniformité totale du cercueil.
[Boris Vian]

19 janvier 2008

À chacun son Amélie Poulain


03 janvier 2008

Cut-up : merci à William, Dominique et Lola




































24 décembre 2007

Polaroid #1



















Je viens de faire l'acquisition d'un vieil appareil photo Polaroid des années 1970, un SX-70 pour les connaisseurs. Bon, pour le moment j'ai encore du mal à bien régler l'ouverture en fonction des conditions de lumière, mais ça devrait s'améliorer avec le temps ! Voici donc un petit exemple de ce que peut donner la bête, quelque peu anachronique à l'époque du tout numérique...

11 décembre 2007

Miroir, mon beau miroir

Et un jour, tu m’as tendu sans trop savoir pourquoi le miroir de notre passé commun. Il avait plutôt belle gueule, ce miroir, les images défilaient dessus à grande vitesse, un peu comme une vie se résumant à l’orée de la mort. De belles images en couleurs, d’autres en noir et blanc. Certaines sombres, d’autres sous exposées. C’est vrai, tout n’était pas parfait, mais quand même… Et puis il y a eu ce long passage en apnée. Qu’on ait la tête en dedans ou en dehors de l’eau, on ne respire pas, on ne respire plus. On pourrait pourtant, ça ne serait sûrement pas si compliqué que ça. Et ce miroir qui arrive. Personne ne sait pourquoi il se présente à ce moment là, mais tu me le tends, et on ne sait pas trop quoi en faire. Le saisir serait anéantir toute une série d’efforts entrepris depuis des mois déjà, ne pas le saisir instaurerait le doute, la peur de ne plus retrouver ça, ce qu’il y a dedans. Alors finalement, on le saisit. Et on part en voyage, en essayant de ne pas trop y penser, à ce miroir et tout ce qu’il implique. On prend des photos, on s’ouvre, on discute, on disserte même, on fait tout un tas de choses pour avoir de quoi remplir d’autres miroirs, au cas où. Et on fait bien, car une fois le voyage terminé, on s’aperçoit que le miroir était fissuré, et que le verni destiné à le maintenir en l’état n’a pas su résister à la chaleur de l’été, du Sud au Nord, de l’Ouest à l’Est. Il a fondu, et le sol est jonché de morceaux coupants.

Parfois je me demande s’il existe des colles assez fortes pour les recoller, ces morceaux. Parfois je ne me le demande pas. Demain j'irai peut-être chez Casto, acheter de l'alu, une ponceuse, des sables siliceux, des oxydes alcalins et des oxydes alcalino-terreux. On trouve de tout là-bas, il paraît.

Érythémato-pultacée ?

En ce jour d'angine, j'ai eu envie d'embrasser une fille inaccessible, histoire de la rendre doublement malade, cette traînée. Finalement, je n'ai réussi qu'à tousser sur une grand-mère dans le bus ; elle ne s'en est même pas rendu compte.